Il me reste une demie heure avant d'aller la chercher.
Et je suis coincée là.
Dans une administration.
Ticket numéro 100.
5 bureaux.. 1 d'ouvert...Vive les RTT!!
Salle d'attente : Canapés vert pomme, murs bleu EDF, sol lino "made in chiotte".
Heureusement ils nous ont épargnés la petite musique d'ambiance.
Trop aimable.
Ils ont voulu effacé le coté clinique des administrations, en contre partie, ils ont sombrés dans le folklore de mauvais gôut.
Et le summum dans tout ça, ben c'est nous...les pauvres bougres qui attendent deux plombes pour obtenir un papier, un tampon, que notre dossier soit traité au plus vite.
Et la c'est la cour des miracles....
Une femme enceinte depuis 4 ans au vu de la taille pour le moins imposante de son ventre. A la voir se tordre, son visage grimacer, on a plus l'impression qu'elle est atteinte d'une maladie incurable qu'enceinte.
A ce moment là, j'ésite à lui crier "pousssseeeeeeeeeeee" ou bien a l'achever direct.
Un vieu monsieur a moitié endormis...ou mort, je serais pas vraiment dire. En tout cas carement paumé dans tous les sens du terme. C'est limite si, une fois devant la femme de l'accueil il s'est souvenu pourquoi il était là. Et le temps que l'info parte de son cerveau pour arriver jusqu' a sa bouche, et qu'il balance un vomi verbale incomprehenssible....
J'avais eu le temps de m'faire une partie de "Bejeweld" (score 66860).
Arrive l'adulte enfant. Le mec de 35 ans qu'est pas foutu de remplir une fiche de renseignement sans sa mÔman, qui se tape 10 allez-retour à sa voiture parce que Môsieur est pas foutu de prendre tous ses papiers.
Je passe la mere a moitié défroqué, limite vulgaire (mais elle vous répondra qu'elle est féminine et sexy...m'enfin) et son sale gosse qui léche le lino dégueulasse.... les "beauf" mère et fille, l'une qui se racle la gorge et l'autre qui mache sa boulle de gomme....
Et bien sûr moi!
J'avais l'impression de ne pas être là, j'veux dire, juste l'impression d'être spectatrice de ce petit monde.
Envie de leur préciser "Non je ne fais pas partie de votre monde, je ne suis pas comme vous, je vaut mieux que ça!"
C'est prétentieu tout de même de penser qu'on est mieux que d'autres personnes, alors que l'on ne connait rien d'elle. Aprés tout je ne me base que sur leur apparence, ce qu'il dégage.
Mais s'en était suffisant pour moi. Ces gens me dégoutaient.
J'étais en colère contre eux, de leur nonchalance.
Je suis en colère contre ceux qui ne font l'effort d'être mieux, contre ceux qui se contente de ce qu'ils sont.
Et quelque part en colère contre moi. Car trop longtemps je me suis contentée. J'ai perdu trop de temps a me plaindre de mon sort, à m'analyser sans m'en servir pour aller plus loin, pour changer.
A cet instant, dans cette administration, j'ai eu la rage.
Une fois passée mon tour, sortie de ce bâtiment, je me suis mise à courir.
J'ai rejoind ma fille, nous sommes rentrées chez nous, et ça aller beaucoup mieux.
8/9/2008
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FLaSH BaCK oCToBRe 07 ...DéBuT D'HiSToiRe-FiN De SoiRée
En début de soirée, il me raccompagne chez moi. Tout au long de ce trajet en voiture à travers la ville, j'essaye d'enregistrer calmement le maximum de détails possible, sachant d'ores et déjà que, plus tard, lorsque tout ça sera réduit à un puissant souvenir de mes sens, à de la pure nostalgie, je m'en voudrai de ne pas y avoir goûté plus consciemment sur le moment. Mais c'est impossible d'y goûter consciemment, au bonheur. Sous ses dehors banals, avec ses parasites et ses imperfections, sans le filtre enjoliveur du souvenir, la réalité me prend toujours de vitesse. Sur le moment, c'est mathématique, je peux juste vaguement ressentir qu'il se passe quelque chose de bien, mais je suis trop occupée à le vivre dans son temps même pour y goûter vraiment. Parce que j'ai remarqué que le bonheur, c'est toujours un souvenir, jamais le moment présent. Je me souviens avoir lu chez je ne sais plus qui :"Le bonheur c'est quand la lumière est bonne et qu'on n'a pas forcément concience que tout va bien." C'est ça, le temps perdu, le temps tout court, l'impossible équation du temps qui passe et qu'on voudrait retenir. Je suis persuadée que ce doit être aussi pour cette raison que l'être humain cherche à se mettre en couple : pour faire durer au maximum les moments de bonheur sans avoir constamment à les chercher dans son passé, pour essayer de figer un peu les choses avec l'homme qui un jour nous a fait rêver, malgré le temps qui dégrise.
Le bonheur c'est une homme ou une femme.
"Heureux comme avec une femme." dit Rimbaud. Remarque, c'est "Sensation" qu'il s'appelle, son poème. C'est dire la part d'autopersuation qu'il faut pour identifier le bonheur à une femme (ou un homme)...
Parce qu'en fait, un homme, ce n'est pas le bonheur, c'est :"simplement la sugestion d'un bonheur absolu possible. C'est un vecteur de bonheur, un intermédiaire qui, tout en incarnant le bonheur au tout début, engendre un désir supplémentaire sitôt conquis."
Le bonheur pour moi s'il fallait chercher à l'identifier, à le saisir sur le vif, c'est lémotion absolue lorsque j'écoute certaines chansons ou que le ciel à une couleur qui me plaît tout particulièrement. A chaque fois , je me dis qu'un inconnu quelque part, suceptible de ressentir ou de comprendre la même sensation que moi au même moment, incarne ce bonheur. Mais je crois que le bonheur est comme cet homme, comme cette sensation : il est immatériel, il n'existe pas. Le bonheur, l'avenir, est un parfait et perpétuel inconnu, dans tous les sens du terme.
On est seul au monde de toute façon, et seul avec nos rêves.
Mais j'ai la chance d'avoir rencontrer un homme qui, même si il n'y est pour rien, me fait rêver et penser au bonheur. Et même si ça ne dure que quelques temps....C'est déjà énorme.
J'aurai du dormir là-bas, En principe c'est ce qui était prévu. Mais j'ai eu envie d'écrire. Juste une envie d'écrire. Alors ce soir je suis rentrée. Je suis là, Dans mon lit, Dans le calme. Je relis des mots, Je revois des regards Et je pense Sans cesse j'y pense. Ca me rend vivante... Tu n'as pas idée. J'aimerai être folle, Pour me trouver cette excuse Mais je ne suis que moi, Je ne suis que trop moi. Je comprends mal ce qui arrive Mais quelque part je m'en fou Pour une fois je n'ai pas envie de savoir Juste vivre l'instant Croquer les émotions Oublier qu'il y aura une fin Oublier que tout à une fin. Oublier que ce soir je suis rentrée pour t'écrire, Moi petite folle dans mon lit.
Je joue la détective, en décodant des sensations. Je mène mon enquête interne, Mon introspection.
Excursion nocturne
Mes mains manquent cruellement de découverte Mes yeux parcours le néant de la nuit à ta recherche Mes aproles se cognent aux murs Mon corps est en attente J'écoute mes pensées, celles qui font rêver...
J'ai senti tes mains de Mars Caresser la pourriture de mon âme Noire d'étoiles mortes. J'ai aimé ta langue pleine de mercure, Laper mes pensés d'horizon polaire En fuite dans la toile céleste...
"...Pendant que nous nageons contre le courant, contre le courant à l'intérieur de nous même qui nous entraîne à ne plus nous aimer. Nous avons honte de ce que nous avons fait, nous voulons arracher notre peau, celle d'avant, reprendre nos habits de jeunesse immaculés, mais le coeur part, et les poumons aussi. Nous ne voulons respirer cet air faux de l'innocence trahie, de l'ignorance à toute force. Nous ne voulons pas savoir combien de fois on nous a menti, l'essentiel étant que nous y avons cru. Et de cela nous sommes éternellement coupable."
Certaines notes ne sont visibles que pour les membres de bloghotel, d'autre uniquement pour les blogueurs "amis", n'oubliez pas de vous identifier pour accéder aux notes "cachées". ^^
Je suis heureuse que tu réapparaisses, parce que je me dis que si tu es là c’est parce que tu ne m’as pas oublié, et si tu ne m’as pas oublié c’est que je suis, j’existe dans ton histoire. En bien ou en mal, je t’ai marqué. Je ne suis pas quelconque.
Mais je suis en colère aussi, parce que tu m’as laissé, je t’en veux de cette absence, de ce vide que tu as créé.
Souvent j’ai revu tes phrases, tes questions défilées dans mes yeux clos le soir, souvent j’ai entendu ta voix dans des silences, et longtemps, très longtemps je t’ai imaginé, modelé, fantasmé, détesté, violenté, aimé, crié…
Oui crié. Un soir dans mon lit, je pensais à toi, à ce que tu m’avais dis lors de nos premiers dials, à savoir, que je devais te parler en toute sincérité et qu’en échange tu essaierais de m’aider. J’ai toujours voulu croire à ça, mais comment parler en toute sincérité à quelqu’un qui cache tout de lui. C’est étrange. Je ne suis pas à l’aise dans « le sens unique ». Montrer mes faiblesses, ma fragilité est dangereux et peut détruire la dignité qui est en moi. Je m’expose au désir de l’autre, à sa haine possible. Mieux vaut tout garder, au moins on ne peu pas utiliser mes pensées contre moi voilà ce que je me dis… En même temps si j’avais confiance et que je parlais librement, sans mentir, sans « faire » la conne (on ne « fait » pas le con, on est con ..disais je ne sais plus qui), je pense que cela serait fabuleux, comme se laisser tomber dans un bain chaud, se relacher complétement…oui ça dois vraiment être merveilleux. Mais c’est impossible.
Ce soir là donc, tu étais dans ma tête et je ne te supportais plus. Je pensais prendre un stylo pour écrire mon enervement, ou allumer le pc, pour pianoter les même choses. Et tu sais ce que j’ai fait à la place ? J’ai ouvert la fenêtre de ma chambre et j’ai crié… non j’ai hurlé un monstrueux « FOU MOI LA PAIX ! » qui a ricoché sur les maisons du voisinage.
Ça m’a soulagé, ça m’a même fait rire quelques minutes, mais ça ne m’a pas empéché de repenser à tout ça. Toutes ces paroles, ces mots, ces questions, ces (non) actes.
mardi 17 juillet 2007 23 :10
Pour une fois, je pense avoir était sincére du début à la fin.
Je n’attends pas de retour, je ne suis pas naïve à ce point
Depuis le début de mon stage, je prends le bus de 7heures30 puis le métro qui me dépose devant la cathédrale. Je ne commence qu’à 9heures, alors je m’arrête acheter le journal local, des clopes parfois, et je m’installe dans un café.
Le premier jour, je n’y suis allée que le matin. Le patron, la patronne et une serveuse trônaient derrière le bar, quelques habitués, des gens de passage, rien de particulier.
Le deuxième jour, j’y ai posé mon sac en fin de journée, en sortant du stage. Je me suis installée pour la première fois à la terrasse. J’ai eu la surprise de voir arrivé vers moi (alors que je m’apprêtais à commander un café au bar), un jeune serveur d’à peu prés mon age.
Plutôt agréable au regard. Je lui fais ma commande. A son retour il me lance : « Vous êtes tatoueur ? »
Surprise de sa question, et étant plongée dans un livre, j’ai cru mal entendre, je lui demande de répéter. « Vous êtes tatoueur ? »
Moi : « Absolument pas… » Le voyant regardé la couverture de mon book j’enchaîne : « Vous dites cela à cause des dessins ? »
Lui : « Oui, et puis j’aimerai me faire tatouer, mais je ne sais pas trop ou aller, on m’avait parlé de ////////, mais il est fermé depuis peu. »
Moi : « Je ne suis pas tatoueur non, je dessine simplement. Vous avez une idée de tatouage déjà ? »
Lui : « Oui un dessin polynésien »
Moi : « C’est particulier oui, je ne suis pas spécialement au courant des bons ou mauvais tatoueurs du coin. »
Lui : « Vous demandez cher pour vos dessins ? »
Moi : « Oula, je n’en fais pas mon métier, c’est juste pour moi, mes amis…à titre perso.
Lui : « Haa d’accord… » Il me fait un sourire et reprend son travail.
J’étais contente qu’il trouve un prétexte pour m’aborder, mais je ne me suis pas trouvé à la hauteur, j’aurai voulu paraître plus détendue, le regarder droit dans les yeux. Je n’ai pas su…
Le troisième jour, le bus de 7 : 30 n’est pas passé, je suis arrivée plus tard. La veille j’avais cédé à une collègue de travail qui m’avait proposé de boire le café avec "eux" J’ai fini par céder, et donc ce matin là, je n’ai pas lu mon journal au café.
Je m’y suis donc rendu pour midi. J’ai pris ma pause déjeuner à 11h20, histoire de ne pas tomber dans les embouteillages du resto, et de ne croiser que peu de regards, (mais aussi et surtout dans l’intérêt de passer plus de temps au café).
Midi et quelque je m’installe donc à une petite table à l’intérieur du fameux café. Il est là. Il me voit. C’est lui qui me sert mon café. Noir aujourd’hui, bien serré.
Il y a peu de monde à cette heure là (bizarrement), et j’espère secrètement qu’il trouvera une approche pour revenir vers moi.
Un homme, style bohème entre dans le café, s’installe au comptoir. Il commence à monologuer, observe les tableaux d’artistes sur les murs, commente. Puis voyant qu’il n’intéresse pas grand monde, il s’adresse directement au jeune serveur. Celui-ci lui répond d’un air amusé. Il faut dire que l’homme bohème à l’esprit artiste à un côté rocambolesque.
Je pose mon livre et mon stylo (je relevais un passage du livre), m’allume une cigarette et participe visuellement à la discussion. Je croise son regard. Il me le renvois, accompagné d’un sourire. Mon cœur bât.
Il se lance… me demande ce que je lis : Je lui réponds : « la bête qui meurt. »
Il passe devant le comptoir, s’approche de moi, en regardant l’ouvrage. Je le lui tends.
Il lit le derrière de couverture. S’arrête. « Vous notez un passage qui vous intéresse ? »
Moi : « Oui exactement. »
Il ouvre le livre au niveau du marque page et lance : « Donc à cette page il y a un passage que vous jugez intéressant. » Il commence à lire le texte à voix haute puis fini dans la tête.
Voilà le passage :
P102. Quand on vit chaste sans sexe, comment supporter les défaites, les compromis, les frustrations de l’existence ? En gagnant plus d’argent, toujours plus ? En faisant des enfants ? Ca aide mais c’est loin de valoir la Chose. Parce que la Chose à élu domicile dans ton être physique, dans ta chair qui naît, la chair qui meurt.
Parce que c’est seulement quand tu baises que tu prends ta revanche ne serait-ce qu’un instant sur tout ce que tu détestes et qui te tiens en échec dans la vie. C’est là que tu es le plus purement vivant, le plus purement toi-même. Ce n’est pas le sexe qui corrompt l’homme, c’est tout le reste. Le sexe ne se borne pas à une friction, à un plaisir épidermique. C’est aussi une revanche sur la mort. Ne l’oublie pas la mort. Ne l’oublie jamais. Non, le sexe n’a pas le pouvoir illimité, je connais très bien ses limites. Mais dis moi tu en connais un pouvoir plus grand ?
Je suis gênée qu’il est lu ce passage. La première chose qu’il apprend de moi, c’est ce bout de texte que j’ai noté.
Il repose le livre, me demande si j’aime les bouquins qui parlent d’érotisme…
Je lui réponds que oui j’aime ce sujet, que je lis également des sujets sur la folie…
« Le dernière livre que j’ai lu s’appelle « l’amanite », il parle de la folie d’une femme emprisonnée pour meurtre. »
« De sa vie avec les autres détenues ?»
« Non elle n’a pas de contact avec les autres, elle décrit ce qu’elle ressent, la folie qui la ronge. »
La serveuse, de notre âge aussi, entendant le serveur parler « bouquin » lui lance :
« Tu sais lire toi ? »
Lui : « Tu serais surprise de voir la quantité de livre que j’ai lu. Et toi toujours sur tes arlequins ? »
Elle ne relance pas, vraisemblablement calmée.
Il me regarde. Non il m’observe. Il me dit qu’en ce moment il lit le dernière Ouelbeck, il me site des titres de livres, savoir si j’ai lu un tel, si j’ai aimé celui-ci.
Je prends des notes des titres qu’il me donne. Lui dit que dés celui-ci terminé j’irai à la FNAC en acheter un de cela.
Le bohème tente de s’immiscer, en bafouillant quelque chose d’inaudible pour moi (il faut dire qu’il a enchaîné plusieurs cocktails depuis son arrivée). Le serveur lui répond :
« Elle c’est une artiste »
« Non non du tout, je m’intéresse à l’art mais ce n’est pas du tout mon métier. »
« Que faites-vous dans la vie » ? J’adore quand il me vouvoie. Ca met une petite barrière qui me plais bien.
Je t’observe je te désire, mais de derrière cette barrière. Je joue le jeu pour toi, pour te séduire. Je me cache derrière ce vous. Comme je mettrais un chat devant mon visage. C’est un vous excitant. Je souhaite qu’il franchisse cette barrière, mais pas trop vite, en douceur, joliment.
« Je suis dans l’informatique » (réponse plus courte que pour le serveur, mais trop de détail n’est pas bien venu ici. »
Il à l’air surpris. Tant mieux, j’aime surprendre.
Des clients arrivent, et la patronne le rappel.
Le bohème voyant place libre, me demande si je souhaite boire un cocktail, je lui réponds que je ne bois pas d’alcool. Merci. Il insiste, je lui « offre » donc la possibilité de me payer un café. Il me parle depuis son perchoir, me dit qu’il est artiste, qu’il dessine. Et que ce soir en rentrant chez lui, je serai sa muse, et qu’il me dessinera. Il me flatte qu’il n’en peu plus.
J’ai toujours apprécié les âmes d’artistes (même bourrée), ils ont une façon de parler, d’employer les mots. Je trouve ça beau. Il est d’Espagne, et a gardé l’accent, si bien que parfois je le fais répéter. Nous discutons, de la Vie, du bonheur, de la folie, de l’évangile.
Il me demande si je crois en Dieu. Je lui réponds que j’ai déjà assez de mal à croire en moi, alors en Dieu…
« Sais tu pourquoi les femmes ne croient pas en Dieu ? » Sans me laisser le temps de répondre il enchaîne « Parce qu’elles sont jalouses. Dans le cœur d’un homme qui croit en Dieu, Jésus aura toujours la première place, il sera toujours le premier…et les femmes ne peuvent pas l’admettre, elles veulent cette place. »
Il me propose un autre café, puis un troisième. Lui prend un whisky glaçon…un double.
Le serveur me regarde l’air amusé : « Un déca ? »
Moi sourire aux lèvres : « Oui un déca SVP »
Au rythme ou il me paie les cafés je vais bondir toute la journée.
Il me dit que si Dieu m’a fait belle, c’est qu’il y a une raison. J’ignore cette raison pour le moment, mais il faut que je fasse mon chemin de croix et je finirai par le savoir, alors je serai heureuse. Il me dit que je mens souvent, que je cache. Je ne sais comment mais il devine que j’écris, que je m’analyse. Il me dit de ne pas le faire souvent, que je vais finir psychopathe, sombrer dans la folie.
Je lui dis que je suis déjà border-line à ce niveau.
Il me sourit.
Il regarde mes bras, mes hanches. Cela me gêne, mais je ne dis rien.
Paolo, c’est son prénom. Il me demande quand est ce que je reviendrai ici, s’il peu m’inviter à manger demain.
Je lui réponds, qu’un café suffit, que je ne peu pas accepter une invitation à déjeuner, que c’est beaucoup trop. Il me répond espérer me recroiser dans ce même café dés demain.
L’heure passe et je dois partir.
Je me lève pour payer mon premier café de mon arrivé. Je règle au serveur :
« Vous revenez en fin de journée ? »
Je tourne mes yeux sur ma gauche pour indiquer Paolo : « Je ne sais pas trop… »
Lui : « Il ne sera plus là… »
Je souris : « Dans ce cas, oui, je serais là, après ma journée de boulot je repasse… »
J’aurai voulu lui lancer un « à toute a l’heure », mais Paolo écoute je présume et je ne souhaite qu’il gâche mon temps avec ce serveur.
Il faudrait que je me lance, et lui demander son prénom…
Au dessus de mon épaule, la glace reflète le dessin accroché derrière moi : le labyrinthe de la cathédrale de Chartres, que j’avais fait d’après une photographie bien avant qu’il ne devint tant soit peu à la mode et qu’on ne se mit à en étudier le sens ésotérique, les effets bioénergétiques, que sais-je encore. Je l’ai retracé des dizaines de fois, je l’ai dans les doigts encore plus que dans la tête. Par la suite je me suis intéressée à d’autres labyrinthes, ceux de l’Antiquité, celui de Reims avec ses quatre bastions, ceux d’Amiens, de Sens. Ils sont là eux aussi, sur le mur. Quand j’ai commencé, je n’étais pas encore très loin de toi. Pendant longtemps j’ai dessiné des labyrinthes, suivi leur détour du doigt ou des yeux, à l’endroit, à l’envers, vers le centre, vers l’extérieur. J’en suis finalement revenue à celui de Chartres comme au plus parfait, celui dont les circonvolutions ressemblent le plus à celui du cerveau et à celles de la vie.
La photo qui m’a servi de modèle est prise d’en haut, parce que pour voir le labyrinthe en son entier, il faut s’élever au-dessus de lui. Il est constitué de couloirs concentriques, mais divisé en quartiers incomplètement séparés puisque certains couloirs, tels des ponts, les relient entre eux. Semblables à première vue, ils recèlent une asymétrie essentielle, étant formés par les replis d’un seul lacet enroulé. On repère facilement cette asymétrie sur celui des quatre rayons qu’on pourrait prendre pour la tige de la rose à six pétales épanouie au centre, ou pour un passage direct de l’entrée du labyrinthe à son cœur ; or il n’y a pas de passage, la « tige » s’infléchit vers la gauche et revient pour former un premier repli, tandis que celui qu’elle dessine à droite, non pas en face mais décalé d’un niveau, c’est le dernier avant le court segment de rayon qui va plonger au cœur de la rose : entre ces deux replis on aura parcouru tout le labyrinthe, et pourtant ils sont si proches, à se toucher… Cette situation oùl’on se retrouve presque au même point qu’a une précédente étape se reproduit régulièrement, mais elle est imprévisible pour le pèlerin qui rampe sur le sol et qui, sans cesse renvoyé du centre à la circonférence et inversement, ne sait jamais où il en est de son parcours.
Du fait de l’enroulement en replis concentriques, les virages en épingle à cheveux se font face deux à deux, de sorte que deux pèlerins peuvent à un moment donné se frôler alors que, chacun dans son couloir, ils en sont à des étapes du parcours très éloigné l’une de l’autre. Ainsi, la courbe que je suis en ce moment me ramène vers K, qui chemine dans le couloir voisin entre sa dix-septième et sa vingtième année. Aussi proche et aussi inaccessible que mon reflet dans ce miroir, elle me fait signe. A force de la fixer, les yeux dans les yeux, je la vois aussi comme de très loin, sur la rive opposée d’un fleuve. Elle est restée là-bas, de l’autre côté, elle a toujours dix-sept ans. Je l’avais laissé derrière moi, mais dans le labyrinthe on reviens tôt ou tard vers ce qu’on a laissé derrière soi. On ne peut pas le reprendre, on ne peut pas non plus l’oublier.
Tandis que le labyrinthe est parfait dans son asymétrie équilibrée, l’entrelacs des rues sur le plan laisse à grande peine discerner le déroulement en spirale de la ville : c’est que des milliers et des milliers de labyrinthes, dont nul ne coïncide avec un autre, doivent pouvoir s’y dessiner. Longtemps avant de connaître celui de Chartres et le nom même de labyrinthe, un des jeux préférés de l’enfance de K consistait à tracer, en marge d’un cahier ou entre les taches d’un buvard, une ligne aux sinuosités les plus compliquées possible mais ne se recoupant jamais, sans lever la pointe du crayon et en changeant de direction à intervalles réguliers. Chaque virage était un choix parmi une infinité de lignes dont une seule devenait réelle. Ensuite on refaisait le parcours en sens inverse, il n’y avait plus de choix, et K se demandait toujours s en vérité, si il n’en avait pas était de même à l’aller, si tous ces embranchements possibles n’étaient pas pure illusion au long d’un itinéraire tracé d’avance.
Voir le lien suivant pour les significations du labyrinthe : click ici
Malgré la nuit du samedi, je me décidais tout de même à faire venir Monk chez mes parents pour profiter de lui.
Toute la soirée je me suis efforcée de ne pas le sécher violemment,
de lui dire que ses petits grognements qu’il émet en s’approchant de moi lui donne un air crétin,
que ses papouilles sont détestables,
qu’il me dégoute quelque peu et que,
cet indice de possession,
ce « ma » qu’il prononce avant de dire mon prénom m’insupporte au plus haut point (d’ailleurs pour ce dernier je finirai par lui dire).
Ce mec est un chamallow dans l’âme et dans les faits c’est un enfant de 12 ans qui test ce qu’il aurait pu apercevoir au travers du trou de la serrure de la porte ses parents.
Ce mec est un apprenti bordel !!
Point positif, une fois bien mis en condition, il a de l’endurance…
encore heureux c’est la seule chose qui lui restait.
Je me suis donc bien amusé sur lui cette nuit là.
En pleine action je me suis dis que c’était la dernière fois que je le voyais, lui m’a confié qu’il aimerait que l’on se voit assez régulièrement, je lui ai répondu clairement que c’était impossible.
Il n’eu pas l’air de me prendre au sérieux.
Il se pose des œillères et commence à montrer un peu trop d’intérêt à mon égard.
Il est clair que je dois couper cours.
Le lendemain matin, je lui ai demandé de prendre ses affaires et de partir, il a un peu rechigné, mais à bien était obligé de dégager.
Je m'empare de la vie des autres pour la faire croire mienne.
Je suce
les existences.
J'écris ce journal par procuration.
Il faut vite m'inscrire
dans une clinique de désintoxication sexuelle.
Ce n'est pas parce que ma
souffance est ridicule qu'elle n'est pas réelle.
Je souffre et je fais
souffrire.
Rien ne me calme.
Cette frénésie ne trouve pas de repos, sauf quand,
à l'arrière d'un taxi, je respire l'odeur des bannquettes en cuir de ma
jeunesse, en fredonnant "Love Is All Around" des Toggs.
J’aimel’ironie sans cynisme, la lucidité sans
nihilisme, la fête sans culpabilité, la politesse sanshypocrisie, la timidité sans affectation, la
générosité sans charité, la nuit sans solitude, les rues sans bagnoles, le
bonheur sans ennui et les larmes sans raison.
Après avoir profité des soldes en compagnie (de la carte bleue) de ma mère, je me suis proposée à moi-même une pause lecture dans un grand parc de la ville.
L’après-midi venait de commencer. Le soleil culminait et j’eu un mal fou à trouver un endroit à l’ombre.
Je m’installe donc sous un arbre, entamant la lecture de mon livre actuel « Geisha ».
C’est au bout d’une heure qu’un jeune fraîchement installé sur ma droite, jugea bon de passer à l’action, avec une approche dés plus basique : « Excusez moi, vous savez ou est ce qu’on peu acheter un sandwich par ici ? »
Après lui avoir conseillé la cabane à frite du parc et un snack situé dans une galerie marchande non loin, celui-ci me demanda si cela me dérangeais qu’il se joigne à moi.
Je l’observai brièvement. Il n’est pas de mon gout mais n’est pas repoussant non plus. Point positif, il n’a pas l’air relou. J’accepte donc, et il vient s’installer prés de moi avec son sac et son bouquin.
J’apprends qu’il se prénomme « Monk » (Pour lui ce sera Monk son surnom), qu’il a passé son CAPES pour devenir prof d’anglais. Que son père est italien, sa mère anglaise, et qu’il est originaire de Paris (J’attire les parisiens). Qu’il a vécu 3 ans sur Toulouse, et qu’actuellement il « squatte » chez un couple d’amis.
Nous discutons politique, écologie, voyage, Inde et Afrique, Société de consommation Taxe et j’en passe.
Je me dis qu’il est cultivé mais qu’il parle beaucoup, et fort surtout (serait ce ses origines Italienne ?). Puis il me propose d’aller boire un verre, me laissant libre choix dans le lieu.
Je l’amène au Sherpa, bar à thé d’une petite rue que j’apprécie beaucoup. Nous y dégustons un thé « saveur d’Orient ». De ce lieu, nous développons un peu plus notre enfance et abordons plusieurs côtés psychologiques, comme par exemple les répercutions de l’éducation ou d’une séparation sur un enfant…
Nous fûmes un instant coupé par mon téléphone, grande surprise… PeuRDeRieN m’appel en plein week-end, je crois rêver. Il ne reste que quelques instants. Il voulait juste me faire un coucou.
Et puis les choses commencent à se « gâter » pour moi. Mais je feins de l’ignorer.
Monk se décide… « Ca te dis de bouger dans l’appart de mes potes… boire un coup »
Ben pourquoi ? Il te plaît pas mon bar à thé : p
Je voulais répondre par un simple sourire, mais je m’entendis dire un : « Ok pas de soucis ».
Vu son style « étudiant rebel » et la façon dont il me parlait de ses potes je m’attendais à tomber sur un appart façon squatte. A ma grande surprise, la porte s’ouvre sur un charmant T3, une déco simple mais plutôt classe.
Je jette un rapide coup d’œil allant tour et je vois les visages du petit couple encadré au dessus d’un meuble dvd.
Dans la minute qui suis, je file sur le balcon m’allumer une cigarette, et c’est ce moment que choisi Monk pour lancer l’attaque.
Discrètement il rapproche sa chaise de la mienne, formant ainsi un cercle avec ses grandes jambes. Il posa un bras sur la table et l’autre contre l’appui de ma chaise, j’étais « encerclé ».
Il me fixa d’un regard qui en disait long, approcha son visage du mien.
A cet instant je me disais encore –Non il ne va pas oser, nooon…siiii !!
Et il osa, il entrouvrit ses lèvres et glissa sa langue gluante dans ma bouche.
L’alarme interne résonne. Réagis K !!
-« Oula garçon, c’est que tu vas vite en besogne. »
-« Tu trouves ? » me répondis t-il l’air coquin, s’apprêtant à me ré embrasser
-« Oui je trouve oui. »
Tout en disant cela je posais déjà ma main sur sa joue. Pas pour le gifler non, juste une caresse. Son second baiser avait déjà eu plus d’impacte que le premier. Et voila que c’est moi qui lance l’attaque du prochain.
Un baiser plus soutenu, plus long, avec un rapprochement et un léger ossement d’épaule.
Je me laisse apprivoiser. Après tout si ce jeune homme qui me mange du regard et prés à me donner du plaisir, je serai bien bête de refuser. D’autant plus que si nos ébats sont identiques aux promesses que me font ses yeux, la nuit risque d’être longue.
Je me laisse donc embrasser, comme un chat qui se laisserai caresser par son maître, ne ronronnant pas encore, mais ayant déjà les yeux mi-clos.
Les murs ont des oreilles et les voisins des yeux.
Les bisous se faisant plus insistants, nous décidâmes de nous éclipser à l’intérieur de l’appartement.
Le canapé nous accueilla donc. J’ai connu plus confortable, mais au moins, le fait de n’être pas à mon aise sur ce sofa me permis de « tenir » un peu plus longtemps.
Monk devait être aussi inconfortablement installé que moi, car il ne tarda pas à me prendre dans ses bras pour me relever. Bouche contre bouche, peau contre peau, il me fît reculer pas à pas jusqu'à pénétrer dans la chambre, et me coucha tout en douceur sur le lit.
De mémoire de demoiselle, je n’ai jamais vu un homme me câliner autant, avoir ce regard si rêveur en le posant sur moi. Quand il me regardait, qu’il m’effleurait, j’avais l’impression d’être un ange.
Il me murmurait des choses à l’oreille. Se voulant rassurant. Je trouvais cela étrange d’être aussi à l’aise après un mois de rupture d’une relation qui avait durée 8 ans, et je lui confiai. Je lui dis également en toute sincérité, que j’étais quelques peu gênée de me retrouver dans son lit quelques heures après notre rencontre, et j’avais peur que tout ceci sois mal interprété par lui (cette dernière partie de phrase était déjà beaucoup moins sincère car en vérité je me foutais éperdument de son opinion).
L’heure tournait et je venais déjà de rater mon dernier bus, no problem, nous avons du temps, il me reste encore le métro jusqu'à 2heures du matin.
Je m’amusais de faire la mijaurée, en sachant très bien qu’au fond de moi, je n’attendais qu’une chose, qu’il me croque.
Je m’amusais également du mal qu’il se donnait pour se contenir. Je sentais durcir sous son pantalon et je me régalais d’en rajouter une couche. Un petit déhanché par ci, une caresse par là, une trainée d’ongle, un bisou, un soupir dans l’oreille. Ses yeux roulés comme des billes, il se mordait les lèvres, il ne respirait plus, il haletait. Il était au summum de l’excitation.
Moi je jubilais, fier de mon effet.
Même si l’envie qu’il me croque était forte, l’envie de me faire désirée et de sentir son regard chaque minutes, plus insistant encore me rendais dingue.
C’est donc tout naturellement que je lui ai imposé une pause cigarette. Il fut très surpris mais ce que je trouve très drôle, c’est que le pauvre garçon n’osa rien me dire. Il se leva tant bien que mal, déçu et un peu déboussolé. Il m’aurait mangé dans la main. Il ne cessait de me dire qu’il me trouvait très belle, que les courbes de mon corps étaient pure magie et que j’avais un côté félin en moi.
Lui lançant quelques œillades, je me gargarisais de ses compliments (ou de ses flatteries, mais qu’importe), et c’est vraiment à cet instant que je me suis dis « K celui-ci tu ne le lâcheras pas tant que tu n’auras pas pris ton pied ».
Sacré paris. Et pourtant j’étais ultra confiante.
Bien entendu certains diront, il te passe de la crème juste pour que tu finisses dans son lit.
C’est vrai possible, bien que je crois qu’il était vraiment sous le charme (sans vantardise), de plus si il voulait que je finisse dans son lit, c’était aussi mon but, mais je voulais le chauffer à blanc de manière à ce qu’il me donne le maximum.
Après la pause cigarette, il n’en pouvait plus de me caresser, de soupirer, de gémir. Je trouvais cela limite pathétique, et je ne pu me retenir de lâcher une grimace lorsqu’il me prit dans ses bras.
De retour dans la chambre, je l’autorisai à m’enlever ma tunique ainsi que mon soutien gorge, et à m’embrasser la poitrine… Sur le cou j’ai pris peur. J’ai cru qu’il n’avait jamais eu de femme entre ses mains tellement il s’y prenait mal. Lui qui avait était si calinou, presque bisounours depuis le début, avait la gauche attitude. Arf je rageais, me consolant en me disant que la suite serait mieux.
MAIS MEME PAS !!!!
Je le laissai décider pour la première position. Il me demanda d’un air timide de me mettre sur lui (en amazone). J’obtempère, mais visiblement je fus trop brutale pour lui. Monk étaitdans un état…un tronc d’arbre…Je n’eu pas besoin de me servir de mes mains. Je m’assis d’abord sur son ventre, puis doucement je descendis, jusqu'à sentir ce contact chaud humide entre mes cuisses. Ni une ni deux, je décolle mes seins de son torse. Me tiens droite sur lui et commence un léger vas et viens, que j’accélérai je l’avoue peut-être un peu vite. J’ai cru qu’il allait me crever dans les bras. En 30 secondes c’était bouclé. Je n’en revenais pas et je ne pu retenir un –« Déjà ?» rempli de déception.
-« Je suis désolé, ça n’arrive pas d’habitude, tu me fais trop d’effet et puis il y a la fatigue »
Blablabla bon très sincèrement je pouvais comprendre, une fois comme ça en passant. Je lui dis en souriant que j’étais prés à lui pardonner s’il se rattrapait prestement.
-« C’est que…j’avais plus qu’un préso ! »
-« Tu plaisantes ?! »
-« Non du tout, au pire on peu toujours aller à la sortie du métro, il y a une pharmacie et… »
Il recommença une fois de plus, et ce n’est qu’à la troisième tentative qu’il commença à gérer son excitation.
Nous avons fini par nous endormir dans ce lit, lui complètement mort, moi difficilement car remplie de déception face à cette nuit, et un soupçon de dégout pour moi.
Le lendemain, je n’eu aucun mal à partir de cet appartement, j’aurai souhaité effacer de ma mémoire cette nuit quelque peu pitoyable il faut l’admettre.
Monk, que j’avais envie d’appeler Bisounous Pot De Colle, n’avait de cesse de me réclamer des bisous… Je trouvais ça détestable, on aurait dit un gosse de 7 ans, avec cette intonnation de voix qu’il prenait pour me faire fondre (Ca marche trop bien avec les filles me disait-il) et qui ne lui donnait que l’air crétin.
Sur le chemin du retour, je le laissé parler, je ne fit même pas l’effort de lui répondre, de lui lacher un sourire. J’étais déjà ailleurs dans ma tête.