
Je me suis endormie pendant un certain nombre d'années en écoutant du rap, même si j'ai complètement décroché aujourd'hui. Mais il fut un temps où j'en écoutais, et même beaucoup, mais j'assume. Et si, le disque de Kyma dans les mains, je trouve ce qu'ils font plutôt pas mal, je dois admettre que je manque de références actuelles pour être bon juge.
Ce que j'ai voulu relayer avec ce post, c'est plutôt la méthode. Kyma a réalisé trois albums autoproduits avec un circuit de diffusion classique (pressage en usine, publicité et dépôts en usine), et, à voir le nombre de disquaires où leurs productions sont disponibles, on peut dire qu'ils se sont pas mal débrouillés.
Malgré tout, le groupe affirme aujourd'hui avoir "abandonné l'idée de vendre du son par refus de tout ce que cela engendre pour l'industrie du disque". Depuis la fin de l'année 2005, Kyma a donc mis en place la série "D'sous le 3/4", soit un maxi 5 titres tiré à 6000 exemplaires et distribué gratuitement. Des CDs gravés à la chaîne sur une tour informatique blindée de graveurs et bombés en rouge. Une façon de griller les circuits de promotion classiques et de diffuser leur musique plus rapidement. Toute la démarche et des sons sur leur site : www.chanmaxrecords.com/kyma
Ce premier maxi se veut le premier d'une série permettant la diffusion de musique d'autres groupes via leur label, Vatsa Productions. Prochain à venir : Le maxi jaune de Kyma.
Reste à savoir quel bénéfice ils en tireront. Car même s'ils présentent leur démarche comme totalement désintéréssée, ils ont aussi sorti en même temps un album selon le circuit classique...
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