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FOAD

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LE PLAISIR ET L'APPRENTISSAGE - Posté à 18:30 le 26/9/2012 par Frayssinhes sur Sciences

1/Qu'est-ce que le plaisir ?

Nos vrais plaisirs consistent dans le libre usage de nous-mêmes.  (Georges Buffon)


Si l’on en croit le dictionnaire[1], le plaisir est un « état affectif agréable, durable, que procure la satisfaction d'un besoin, d'un désir ou l'accomplissement d'une activité gratifiante ». L’être vivant est selon Maslow[2], un être de besoins non encore assouvis qu’il cherche à satisfaire de façon successive[3]. Ainsi, le plaisir est le nom générique donné à la satisfaction d’un besoin physique, affectif ou intellectuel ou encore de l’exercice agréable d’une fonction vitale, comme manger. L’affliction, l’amertume ou l’ascèse, en sont les antonymes qui offrent un malaise, un mécontentement, ou un désagrément. Le plaisir a de nombreux synonymes : joie, bonheur, délice, volupté, mots qui désignent des différences plus ou moins subtiles de l’expérience de satisfaction d’un besoin.


2/Que nous révèle le plaisir ?

 

Nous avons la révélation du plaisir, lorsqu’un besoin, supposé ou réel est comblé, c’est-à-dire lorsque nous avons obtenu satisfaction dans la plénitude de sa réalisation. La graduation du plaisir est plus ou moins importante, selon l’importance du besoin non encore assouvi, et l’intensité de sa réalisation. Le plaisir est un état du moi qui est fugace, c’est-à-dire qui est changeant, fragile et éphémère. Il tend généralement à disparaitre dès que le besoin a été satisfait.


3/Variations philosophiques et psychanalytiques du plaisir

« L’homme est né pour le plaisir : il le sent, il n’en faut point d’autre preuve. Il suit donc sa raison en se donnant au plaisir. » Pascal


Chez Platon[4], le plaisir est défini comme la réponse à un manque. Le désir est vécu comme un vide à combler, dont la réalisation se caractérise par un assouvissement appelé plaisir. Socrate, montre à travers l’exemple concret d’une chaîne qui le démange, que le plaisir est intimement lié à son contraire : la douleur. Ainsi, le plaisir de se gratter la jambe se transforme dans une vision paroxysmique à la douleur. Epicure va définir précisément le plaisir comme l’absence de trouble, l’ataraxie[5], refusant ainsi l’idée positive du plaisir. L’épicurisme bien compris est donc tout sauf un hédonisme. Comme repas, Epicure se contentait d’un simple morceau de pain rassis et d’un bol de lait caillé. Par ailleurs, il estimait que le plaisir sexuel, bien que naturel, n’était pas indispensable au bonheur humain. Du point de vue d’Epicure, le plaisir serait avant tout la capacité à vivre dans l’instant présent en cueillant le jour ici et maintenant (carpe diem, hic et nunc).


Freud[6] définit le plaisir comme l’état de détente faisant suite à la décharge d’une tension. Cette définition très « mécaniste » du plaisir est surtout valable pour le plaisir sexuel que Freud érigea en  plaisir suprême. Le plaisir sexuel est intimement lié à l’intensité du désir qui est assouvi. Plus le désir sexuel est « insoutenable », plus la jouissance sexuelle est intense. Mais plus la jouissance sexuelle est intense, plus la frustration qui s’en suit est jugée douloureuse par Freud, d’où son pessimisme fondamental. Valable pour le sexe, la définition de Freud peut selon nous s’appliquer à la plupart des autres plaisirs, qu’ils soient physiques ou intellectuel. Ainsi, le plaisir de la table qui permet d’atteindre cette félicité à la fin du repas, après la tension du plaisir de manger les mets les plus raffinés


La question « qu’est-ce que le désir », conduit nécessairement à une aporie car il est difficile d’avoir une définition objective à un terme aussi subjectif que le plaisir. Le personnage sadien trouve son plaisir dans la douleur qu’il inflige à autrui. Sacher-Masoch[7] trouve son plaisir dans l’humiliation que lui inflige la belle femme désirée. Freud a un peu rapidement évoqué la pathologie du « sado- masochisme » en associant les deux auteurs maudits, car d’après Deleuze[8], la logique sadienne n’a rien de commun avec la logique « masochienne » ; le plaisir de souffrir n’étant pas le symétrique du plaisir de faire souffrir.


Pour Aristote, nous jouissons quand notre activité se déploie librement, et nous souffrons quand elle est comprimée[9]. Où trouver en effet une cause de plaisir, sinon dans la liberté? Le plaisir de l'être c'est son action propre. Cette théorie peut expliquer de nombreux faits : les exercices musculaires, les couleurs brillantes, les études, les plaisirs intellectuels nous plaisent parce que nos divers modes d'activité peuvent s’y exercer. La libre activité devient ainsi la principale cause du plaisir.


4/ Plaisir et apprentissage

Des caractérisations précédentes, nous pouvons déduire que pour apprendre avec plaisir, et ainsi décupler notre efficience, il serait nécessaire de :

  • ·         Se former dans un contexte non formel où les activités s’effectueraient en toute liberté de choix et d’action, sans entrave. (quoi ; quand et où on le souhaite…)
  • ·         Multiplier les modes d’apprentissage à l’aide d’outils différenciés (auto-apprentissage, collaboratif, synchronisme, asynchronisme, chat,  blog, vidéos, etc…)
  • ·         Susciter le désir en réalisant des activités d’apprentissage gratifiantes, valorisantes, stimulantes,
  • ·         Rechercher et obtenir du plaisir grâce à l’entretien et au développement de la motivation intrinsèque de l’individu, extrinsèque grâce à l’apprentissage collaboratif,
  • ·         Mettre en tension l’apprenant et la maintenir de façon itérative, afin qu’il atteigne au final le plaisir de la réussite.


     Ce sont les axes de recherche que vont prendre maintenant nos travaux.

c4



[1] Cf Centre National de Recherche Textuelle, ressource en ligne consulté le 26/09/2012.

[2] Abraham Maslow 2008. « Devenir le meilleur de soi-même : besoins fondamentaux, motivation et personnalité » Paris :Éditions d'Organisation.

[3] Cf à la pyramide de Maslow

[4]  La Vénus à la fourrure : et autres nouvelles, prés. Daniel Leuwers. Paris : Presses Pocket.1985

[5] Calme, indifférence, impassibilité.

[6] Cf. Au-delà du principe de plaisir ( Cf Jean-Luc Berlet)

[7] Le masochisme fut forgé par Richard von Krafft-Ebing en 1886 et Sacher-Masoch s'éleva contre l'utilisation de son nom pour désigner une perversion.

[8] Gilles Deleuze. 1967. Présentation de Sacher-Masoch avec le texte intégral de « La Vénus à la fourrure ». Paris : Les Éditions de Minuit

[9] Aristote. Morale à Nicomaque, Livre X. (Idem Cf Jean-Luc Berlet)

 

FOAD et conduite du changement - Posté à 16:05 le 10/1/2012 par Frayssinhes

La FOAD peut-elle impulser et participer à la conduite du changement ?

Introduction
Depuis la nuit des temps la vie n’a cessée de changer, d’évoluer, et les individus ont eu la nécessité de s’adapter perpétuellement à ces changements. Mais pendant des millénaires, ces évolutions furent lentes, non violentes, offrant aux individus et aux organisations une progressive adaptation aux changements survenus.
Au 21ème siècle, il n’en est rien. Les développements techniques et technologiques brutaux, ont accrus les échanges commerciaux, ont permis un fort accroissement des flux migratoires, permettant les échanges humains, le brassage des races, lissant les différences culturelles, et débouchant sur la naissance du « village global ».
Nous allons tenter d’expliquer en quoi la FOAD peut participer à la régulation de cette explosion sociétale dont les bouleversements ne cessent de se multiplier et de s’accélérer, laissant peu de temps aux individus de s’adapter à chacune de ces transformations brutales.

1/ La mondialisation
La mondialisation est un concept très ancien, mais le terme n’est apparu pour la première fois qu’en 1959 dans le journal anglais « The Economist ». Longtemps cantonné au champ académique, il se généralise au cours des années 1980/90, influencé par les thèses d'émergence d'un « village global » portées par le philosophe Marshall McLuhan, avec le soutien des mouvements antimondialistes et altermondialistes, qui, par leur dénomination même, attirent l'attention du public sur son ampleur. Parallèlement, l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan aux Etats-Unis et de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne signifie l’avènement des doctrines libérales, avec une unification des modèles économiques. La chute du mur de Berlin accentuera cette unification économique qui gagnera progressivement les pays de l’Est. Ce terme n’entra dans notre quotidien que dans les années post 90 et désigna l'expansion et l'harmonisation des liens d'interdépendance entre les nations, les activités humaines et les systèmes politiques qui s’y rattachent et ce à l'échelle de la planète. Chaque phase de mondialisation révolutionne notre quotidien : révolution des transports et des moyens de communication, rôle stratégique des innovations (les armes à feu au XVème  siècle, la conteneurisation après la Seconde Guerre mondiale, le Concorde ou les centrales nucléaires en 1970, Internet depuis les années 1990 et les réseaux hauts débits en 2000), rôle essentiel des Etats mais aussi des acteurs privés, du capitalisme marchand à la Renaissance, jusqu’aux firmes internationales avec la mondialisation économique aujourd’hui.

Selon Laurent Carroué , la mondialisation est vue aujourd’hui comme un : « processus géohistorique d’extension progressive du capitalisme à l’échelle planétaire ». Elle est à la fois une idéologie : le libéralisme, une monnaie : le dollar, un outil : le capitalisme, un système politique : la démocratie, une langue : l’anglais. Ce phénomène touche les individus dans toutes les sphères de la vie quotidienne avec des effets et une temporalité propres à chacun. Il évoque aussi les transferts et les échanges internationaux de biens, de main-d'œuvre et de connaissances.
La mondialisation a eu des effets qui ont profondément bouleversés la société, dont la vie quotidienne des individus et des structures organisationnelles. Différents facteurs dont la mondialisation, la concurrence, la demande des clients, engagent aujourd’hui les entreprises dans un continuel mouvement d’adaptation, en vue d’amélioration, tant sur le plan technologique qu’organisationnel et culturel. La mondialisation  impose des changements sociétaux de plus en plus nombreux et qui nécessitent un accompagnement en vue de leur réussite. Les réorganisations structurelles deviennent impératives et leurs mises en œuvre stratégiques, impactent des populations multi-variées et des organisations de plus en plus complexes.

2/ La conduite du changement
Lorsqu'il se produit un bouleversement général, c'est comme si la création [ … ] entière avait changé, comme si le monde entier était transformé; on dirait une création nouvelle, un monde nouveau » ( Ibn Khaldun(1), 1978, vol. I, p. 62)). C'est ainsi, qu'en 1377, Ibn Khaldun ( 1332-1406 ), homme politique, savant, et philosophe, ouvre son œuvre maîtresse ( Discours sur l'histoire universelle ( al-Muqaddima)), sur l'essor et la chute de la civilisation. Il reprit en cela, la suggestion du philosophe grec Héraclite ( 535-475 av. J.-C. ) dans cette phrase célèbre : « On ne peut entrer deux fois dans le même fleuve » ( B91 ), le changement fait partie intégrante de la vie et la réaction d'une personne face au changement devrait être de formuler un nouveau paradigme pour lui donner un sens. Le changement est produit par différentes actions qui doivent l'impulser. Selon Renaud Sainsaulieu, l'interprétation sociologique d'une conduite du changement consiste à étudier, pour le piloter, un système social en cours de transformation institutionnelle. Il estime en effet que « les entreprises contemporaines sont  confrontées à de multiples problèmes de peur et de démobilisation des anciens comme des jeunes, tenaillés par l'angoisse du chômage, troublés par le décalage entre la sursélection des diplômes et l'insuffisance d'autonomie, perdus face aux difficultés d'insertion de jeunes, d'handicapés »  (p253). Il ajoute que : « Le management des entreprises doit faire face aux injonctions contradictoires en provenance, d'une part des dirigeants manœuvrant sur la scène du marché et des stratégies financières, et d'autre part des bases professionnelles ou de qualifiés en quête de reconnaissance de solidarité et de sécurité. » (p254). En une dizaine d'années, les pratiques de conduite du changement se sont considérablement développées. De la simple formation des salariés, aux démarches psychosociologiques, les approches pour mener un tel projet sont multiples et la formation sur les réseaux numériques est une alternative pour mettre en place cet accompagnement au sein des entreprises en permettant l'évolution, l'innovation, tout en sollicitant l'adhésion des salariés. L'avènement et le développement du numérique avec la FOAD dans le monde de l'éducation nous semble participer aux changements auquel nous sommes soumis.
-Comment réagir efficacement face aux modifications sans précédent de notre environnement personnel, social, professionnel, politique, économique et financier ?
-Comment conserver son goût de vivre au quotidien, accepter de se remettre en question, envisager une transformation, prendre le risque d’échouer, gagner en réactivité et en performance en tenant compte des évolutions que cela entraine en termes de stratégie, de réglementation et des comportements des marchés ?
De nombreux cabinets se sont positionnés sur ce marché de niche aux espoirs financiers prometteurs, et proposent des séquences d’accompagnement in situ avec ses inévitables séances de formations, supposées aider les managers à passer le cap du changement, et permettre in fine à l’ensemble du personnel de digérer les transformations opérées.
David Autissier et Jean-Michel Moutot(2) , nous proposent la méthodologie suivante pour conduire le changement au sein d’une entreprise.

2.1/ Obtenir l’adhésion

Première étape incontournable, l'adhésion ne se décrète pas, aussi ne s'obtient-elle pas sans informer au préalable les salariés, afin de leur expliquer le bien-fondé des changements envisagés. Elle repose sur la mobilisation de toutes les énergies autour d'un même objectif : transformer l'entreprise pour la rendre meilleure, plus efficiente. Le frein à surmonter ? la résistance au changement. Il faut donc être à l'écoute de chaque salarié, informer en adaptant son discours, pour amener tous les acteurs à prendre en charge leur propre évolution." Mais attention : l'équipe en charge de conduire le changement, "porteuse de messages qui gênent", ajoute Jean-Michel Moutot, a souvent tendance à s'isoler. Au contraire, "elle doit s'intégrer au cœur de l'entreprise, pour être en interaction avec l'ensemble des collaborateurs". L'adhésion s'obtient uniquement de l'intérieur.

2.2/ Être psy
 
Les démarches psychosociologiques privilégient le brainstorming et l'action collective. Elles misent donc sur l'influence mutuelle entre les personnes. "Ces approches comportementales sont à utiliser car elles permettent une meilleure implication des acteurs", explique Jean-Michel Moutot. Il est alors conseillé de "s'appuyer dans un premier temps sur les salariés qui accueillent favorablement le changement". Bref, il faut savoir utiliser le concept viral pour diffuser les nouveaux objectifs et obtenir leurs reconnaissances.

2.3/ Communiquer

Au début du projet, une communication individuelle est menée auprès des managers. "Il s'agit d'un groupe restreint d'interlocuteurs qu'il faut travailler au corps à corps", précise Jean-Michel Moutot. Une fois que ce premier groupe adhère au projet, commence une nouvelle étape charnière qui consiste à faire adhérer l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise. "Il faut alors passer à une communication collective qui nécessite des compétences et des méthodes particulières, que les praticiens de la communication individuelle ne possèdent pas toujours." Ainsi donc, il est préférable à cette étape, de passer le relais à de nouveaux acteurs plus expérimentés pour accomplir cette mission délicate, la direction de la communication ou des spécialistes externes.

2.4/ Coordonner les équipes
 
Toute conduite du changement se décompose en une multitude d'initiatives à mener au sein des différents services de l'entreprise. Dans cette optique, il semblerait logique de constituer des groupes de travail indépendants. Mais ce serait une erreur. "Les managers et les collaborateurs seraient alors sollicités à plusieurs reprises et pour les mêmes raisons", explique Jean-Michel Moutot. Pour éviter de semer la confusion, en diffusant des messages contradictoires, il est indispensable de coordonner les différentes équipes qui planchent sur le projet et d'assurer une grande transversalité dans la composition des groupes de travail.

2.5/ Savoir gérer dans le temps


La conduite de changement ne peut pas se limiter à la seule gestion de projet, comme l'ont prouvé les multiples échecs du passé, "notamment parce que cette approche n'intègre pas le risque humain", précise Jean-Michel Moutot. Faute de s'inscrire dans une gestion de projet pure, il est néanmoins vital de formaliser et de planifier des tâches afin de suivre leur exécution et de veiller au respect des coûts et des délais impartis. "Respecter ses engagements auprès des décideurs, des clients et des collaborateurs est essentiel", souligne Frédéric Dussart . Dans la forme, la conduite du changement n'est pas un projet à aborder comme les autres. Dans sa mise en œuvre, elle nécessite encore plus de rigueur qu'un projet standard.

3/ Quel rôle pour la FOAD ?

La conduite du changement puise ses références théoriques à de multiples sources, telles que: l’histoire, la philosophie, la sociologie (du travail, des organisations), l’anthropologie, la psychologie, la pédagogie, les neurosciences. La mise en œuvre du processus du changement peut être supportée par les réseaux numériques de l'entreprise (ex: serveur) en créant un système organisationnel, d'abord vertical pour définir les changements nécessaires par métiers, puis transversal pour définir les aspects collaboratifs inter-services, où chaque groupe pourra se connecter, abonder le système, et faire avancer le processus de changement. La FOAD peut être un vecteur qui facilite le transfert des changements qui doivent être opérés, notamment pour les entreprises qui emploient des salariés externalisés. Le schéma conceptuel procédural reste toutefois à inventer.

(1)Ibn Khaldun. 1978. Discours sur l'histoire universelle ( al-Muqaddima ), traduction V. Monteil, 2e édition, 3 vol., Paris: Sindbad.
 (2) David Autissier & Jean-Michel Moutot. 2003. Pratiques de la conduite du changement , Comment passer du discours à l'action. Paris : Dunod

Revisitons la FOAD - Posté à 12:32 le 30/10/2011 par Frayssinhes sur Sciences


Qu’est-ce que la FOAD 

Le terme de Formation Ouverte et À Distance est apparu pour la première fois en 1991, et il fut utilisé l’année suivante lors d’un appel à projets de la Délégation à la formation professionnelle[1], et depuis lors, sa caractérisation ne cesse d’évoluer. Il nous paraît important de le revisiter à l'aune des pratiques évolutives constatées. Il revêt pour nous trois acceptions complémentaires et indissociables:

            1/un concept : dans le langage de Kant, le concept (Begriff)  exprime toute idée qui est générale et abstraite sans être absolue ; il le défini comme un acte de la conscience qui opère la synthèse du divers des perceptions, et ainsi se trouve susceptible d’évolution car non figée dans une certitude absolue. La FOAD est un concept d’apprentissage en construction, qui fait appel à une modularisation (learning objects)[2] des contenus didactiques, la modélisation des parcours et des activités, la prise en compte des styles cognitifs à l’aide d’une navigation multidimensionnelle, la mise à jour possible des contenus en temps réel, l’ouverture informationnelle avec des liens (URL) vers des bases documentaires extérieures.

            2/un processus : un cheminement, une suite continue de faits, de phénomènes, présentant une certaine unité ou une certaine régularité dans leur déroulement. C’est un ensemble d'opérations successives, organisées en vue d'un résultat déterminé. Ce processus de FOAD permet de progresser avec méthode et organisation dans ses apprentissages en ligne, en se connectant à une plateforme LMS[3] à l’aide de réseaux numériques ou à Internet, hier à l’aide d’un ordinateur, et aujourd’hui à l’aide d’un téléphone, d’un Smartphone, ou d’une tablette numérique.

            3/un dispositif : un ensemble d'éléments agencés en vue d'un but précis. C’est-à-dire un ensemble de mesures pédagogiques et didactiques, un environnement technique et technologique, un accompagnement et un encadrement humain spécifique (tuteur  /médiateur /facilitateur), qui doivent être mis en œuvre en vue d'atteindre un objectif d’apprentissage.

Le modèle pédagogique qui a initié le développement de la FOAD se veut construit autour de l’apprenant, constituant un ’’véritable renversement copernicien’’ du système traditionnel de transmission des savoirs en formation continue (Blandin,1990). A cette époque, la rupture épistémologique avec les cadres habituels de l’enseignement traditionnel paraît évidente. Dans la « formation ouverte[4] », la principale caractéristique est l’accessibilité. Ce terme s’applique aux contenus didactiques de l’apprentissage, à la manière dont ils sont structurés, aux lieux et aux temps de l’apprentissage, aux modes d’enseignement et aux médias qui les supportent, notamment les Technologies de l’Information et de la Communication (TICs).


Le terme « ouverte » indique :

  • une liberté d’accès aux ressources pédagogiques mises à la disposition de l’apprenant,
  • aucune restriction ni condition d’admission pour l’apprenant
  • un itinéraire de formation choisi par l’apprenant
  • une souplesse de formation qui s’adapte à la disponibilité de l’apprenant
  • des rythmes adaptés aux impératifs personnels de l’apprenant
  • la conclusion d’un contrat entre l’institution, le tuteur (formateur) et l’apprenant.

Dans ce nouveau concept de formation ouverte et à distance que l’on ne cesse de forger depuis vingt ans, l’étudiant s’est peu à peu transformé en apprenant numérique. La véritable innovation de la FOAD n’est pas technologique, mais dans l’utilisation que l’on en a. Ce sont les usages qui sont innovants, pas les outils. Or de trop nombreux acteurs se focalisent sur la technologie au détriment de la pédagogie. La FOAD c'est de l'humain avant tout, c'est lui qui fait la différence dans les pratiques quotidiennes. Certes, une plateforme offrant de nombreux services facilitera l'utilisation de la FOAD en la rendant plus efficace, mais n'oublions pas que sa principale caractéristique est d'être centrée sur l'apprenant, et non pas sur les outils.

L'apprentissage des adultes en FOAD - Posté à 12:52 le 5/9/2011 par Frayssinhes sur Sciences

Introduction


Dans un contexte professionnel en perpétuelle mutation, les salariés ont la nécessité de se former régulièrement, et ce quel que soit leur niveau de formation initial. La formation en ligne est une alternative à la formation présentielle. Centrée sur l’apprenant, la FOAD offre : liberté d’accès,  souplesse et flexibilité, rythmes adaptés à chaque apprenant. Nous avons coutume de lire et d’entendre que le taux d’abandon et le taux d’échec des apprenants dans un dispositif de FOAD est supérieur à celui observé dans la formation présentielle. Ces défections ou revers peuvent être la résultante de divers facteurs dont: l'isolement de l'apprenant, un défaut d'ergonomie de l'environnement d’apprentissage (pédagogique, technologique) ou bien le manque d'autonomie de l'apprenant. Pour passer d’un système fondé sur la transmission du savoir (présentiel) à un système fondé sur l’appropriation et la création de connaissances (FOAD), il faut consentir des efforts particuliers, aussi, notre objectif est de découvrir : comment s’y prennent ceux qui vont jusqu’au bout et réussissent leur formation ?

Nous nous appuyons sur notre thèse de doctorat conduite en 2009 et 2010, dont les résultats nous donnent des indications quant aux compétences détenues par les participants adultes qui ont réussi leur formation dans un dispositif de FOAD. Nous avons utilisé deux outils d'analyse des comportements: la grille ISALEM97 pour les styles d'apprentissage, et la grille ALK-I pour la capacité d'auto-apprentissage.


Résultats


Apprendre en ligne demande d’acquérir de nouvelles compétences, afin de savoir gérer des informations, nécessaires à la résolution de nouveaux problèmes. Cela demande de la part de l’apprenant de disposer en amont de certaines compétences, c’est-à-dire d’un ensemble de savoirs :

a) propositionnels (suite de contenus ; savoir que…)

b) procéduraux (procédures nécessaires pour agir ; savoir comment…..)

Mais aussi :

            c) d’aptitudes (culturelles, techniques, interactives, collaboratives …)

            d) d’attitudes (motivation, schémas d’attribution, image de soi-même, conception de l’apprentissage …)

En outre, s’ajoute dans le processus de FOAD, la difficulté de lire un texte sur l’ordinateur, de le comprendre, de le mémoriser, sans compter la distance géographique et pédagogique, avec son cortège de solitude et de doute de l’apprenant devant son ordinateur, qu’il devra apprendre à surmonter.

 

Nous confirmons notre hypothèse de départ et concluons que n’est pas apprenant en FOAD qui veut. La somme des difficultés rencontrées expliquent le taux d’abandon et d’échec important, car tous les apprenants ne disposent pas des compétences individuelles, de  la méthodologie, de l’autonomie, de la motivation, nécessaires pour suivre avec succès une formation en ligne.

Pour une FOAD efficace, il est nécessaire que l’organisation de la formation soit centrée sur l’apprenant, ce qui est le cas dans le concept andragogique, dans la mathétique, et la FOAD, mais il faut également que l’apprenant soit apte à gérer son apprentissage en totale autonomie, en surmontant l’éloignement géographique, la distance pédagogique, l’utilisation de l’ordinateur.

C’est la conjugaison des styles dominants d’une part, et leur capacité à s’auto-apprendre d’autre part, qui a permis à nos participants de réussir leur formation ouverte et à distance. Ils ont chacun leur particularisme, mais ils se retrouvent tous sur des variables particulières qu’ils ont en commun : maîtrise ; organisation ; planification ; métacognition générale ; orientation FOAD. A cela, s’ajoute pour certains d’entre eux le contrôle cognitif qui évite le stress et les conflits. D’autre part, nous avons constaté qu’il existe un complément naturel entre les styles et l’auto-apprentissage. Lorsque le style dominant est très accentué, cela est compensé par une capacité d’auto-apprentissage plutôt moyenne. Lorsque c’est la capacité d’auto-apprentissage qui est très accentuée, cela est au détriment de la force d’affirmation du style dominant. Ainsi, chacun des quatre profils symbolise la possibilité de la réussite d’un apprenant.

            - Les niveaux « élevés » d’auto-apprentissage sont des profils méthodiques. Ils s’appuient sur cette compétence pour compenser leurs niveaux « moyen » obtenus dans la grille ISALEM 97 pour être efficace dans leur apprentissage en ligne.

            - Les niveaux « moyens » d’auto-apprentissage sont des profils intuitifs. Ils compensent ce niveau inférieur aux méthodiques, en obtenant des résultats élevés ou très élevés dans les styles d’apprentissage de la grille ISALEM 97 comme nous avons pu le voir avec l’étude des valeurs de X et de Y.

Ainsi, les points « faibles » des apprenants sont compensés par leurs points « forts ». Les deux outils, grilles de Straka et de Therer, se révèlent tout à fait complémentaires et permettent de comprendre quelle est la somme des compétences qu’il est nécessaire d’obtenir afin d’espérer réussir sa formation en ligne.

En outre, le fait d’avoir une forte orientation FOAD, une appétence pour le « numérique » développe la motivation des apprenants. Cela permet d’être plus efficace dans ses apprentissages en maitrisant d’une manière importante les principales variables qui permettent de réussir sa formation en ligne. Dans une visée praxéologique, nous estimons qu’il serait nécessaire de tester les futurs apprenants numériques afin de les aiguiller au mieux de leurs compétences. De plus, les formateurs pourraient créer des contenus pédagogiques en tenant compte des profils et ainsi,  pourrions nous  limiter les taux d’abandon et d’échecs des adultes en formation ouverte et à distance. C’est tout le sens de ces travaux.

Le Cerveau : Source de l'Intelligence - Posté à 19:22 le 19/11/2008 par Frayssinhes sur Sciences

Le Cerveau : source de l’intelligence

 

Si les Egyptiens anciens (- 2.500 ans av.J.-C) avaient déduits qu’il existait un lien entre une blessure à la tête et une paralysie dans l’hémicorps opposé, il fallut attendre Platon (-427 à -346 av.J.-C) et Hippocrate (- 460 à - 370 av.J.-C) pour commencer à entrevoir son importance lorsqu’ils établirent (thèse céphalo-centriste) que le siège de la pensée, et donc de l’intelligence, se situait dans le cerveau. Cette thèse traversa les siècles et ce n’est qu’au XIX ème siècle  que l’on étudia d’une manière plus approfondie le cerveau. Les neurones avec l’allemand Waldeyer et les synapses avec l’anglais Sherrington sont nommés et forgés. Le vingtième siècle permit l’éclosion de nombreuses découvertes sur les localisations cérébrales et la latéralisation des deux hémisphères du cerveau, sur l’apprentissage, la transmission de l’influx nerveux, les divers changements intervenants dans le système nerveux central au cours de l’apprentissage (Trocmé-Fabre 1995). Mais ce sont les travaux de Roger W. SPERRY (1913-1994), prix Nobel de médecine-physiologie en 1981, qui permirent de révéler l'autonomie fonctionnelle et la spécialisation de nos deux hémisphères cérébraux ainsi que le rôle du corps calleux, sorte de câble nerveux mettant les deux hémisphères en communication, permettant la transmission de la mémoire et de l'apprentissage. Depuis lors, d'autres modèles d'interprétation du cerveau ont vu le jour. "Les deux  hémisphères seraient impliqués dans des fonctions cognitives supérieures, chaque moitié étant spécialisée de manière complémentaire dans un mode particulier d'une grande complexité" (Edwards, 1993)

 

 

Les Intelligences : source de l’apprentissage

 

Qu’appelle-t-on intelligence ? Au sens commun : « faculté de comprendre, de découvrir des relations (de causalité, d’identité etc.) entre les faits et les choses. » (Dictionnaire encyclopédique Hachette 1992). Si cette définition lapidaire nous permet de comprendre à peu près de quoi il s’agit, elle n’explique en rien comment l’intelligence fonctionne ou comment on l’établit. Les tests de QI (Quotient Intellectuel) sont supposés mesurer l’intelligence en la quantifiant, et sont devenus avec Alfred Binet depuis les années 1905, la référence à un savoir ou un savoir-faire donné. Cette approche psychométrique de l’intelligence s’appuie sur l’idée que l’on peut quantifier l’intelligence, à l’aide de tests qui se veulent « objectifs », puis on utilise le concept d’âge mental et d’âge chronologique, et le rapport mathématique des deux, fois 100, permet d’obtenir le QI dont la moyenne s’établit à 100. Cette conception « mécaniste » de l’intelligence est remise en cause par son côté simplificateur depuis une vingtaine d’années par de nombreux chercheurs : psychologues, cognitivistes, neurologues.

 

Intuitivement, nous savons que l’apprentissage nécessite un certain nombre de talents mentaux et de structures générales de l’esprit permettant à l’apprenant de réussir à comprendre, puis à résoudre des problèmes qui s’offrent à lui. Ces talents et structures de l’esprit peuvent s’intituler intelligence au sens générique du terme mais ne peuvent en aucune manière s’y limiter. En effet, selon Howard Gardner1, psychologue cognitiviste et professeur de neurologie à la faculté de médecine de Boston, les formes d’intelligence sont multiples et ne se cantonnent pas à la simple valeur d’un QI, avec lequel on « peut tout au plus prédire ses succès scolaires » (ib.p 15), car des réponses brèves à des questions brèves ne sauraient suffirent à révéler l’intelligence d’un individu. Le Maître boulanger qui a mis dix ans pour apprendre l’art de la fabrication du pain, le compagnon ébéniste qui fait son tour de France pendant quinze ans pour réaliser son Chef-d’œuvre, la fillette qui intègre le Conservatoire de danse à six ans et devient Etoile à vingt deux ans ont tous les trois, atteint un haut niveau de compétences dans des domaines très difficiles. Ils peuvent chacun d’entre eux être considérés comme « intelligent », quelle que soit la définition que l’on donne à ce mot. Selon Gardner, il semble difficile de nier l’existence de plusieurs intelligences relativement indépendantes les unes des autres, qui seraient modelées et combinées par les individus et leur culture. C’est ainsi que, en voulant élargir le champ de la psychologie cognitive et développementale est né chez Gardner, l’idée « d’intelligences multiples » car pour lui, il est nécessaire de remettre en cause les tests d’intelligence qui s’appuient sur deux postulats : 

 

*      L’intelligence peut être mesurée et quantifiée

*      Elle est fixée pour la vie entière

 

Il s’insurge contre cette démarche qui consiste à vouloir déterminer l’intelligence d’une personne en la sortant de son environnement d’apprentissage habituel et en lui faisant faire des tâches nouvelles, qu’elle ne refera peut-être jamais plus.

 

La théorie des intelligences multiples indique qu’il existe de nombreuses façons, pour un individu, d’utiliser ses intelligences. Gardner en distingue 8 principales :

 

*      L’intelligence verbale et linguistique

*      L’intelligence musicale et rythmique

*      L’intelligence corporelle et kinesthésique

*      L’intelligence visuelle et spatiale

*      L’intelligence logique et mathématique

*      L’intelligence interpersonnelle

*      L’intelligence intrapersonnelle

*      L’intelligence naturaliste

 

Mais il note d’autre part, qu’elles ne représentent pas forcément la totalité des capacités humaines. Ainsi, il a étudié la possibilité d’une intelligence spirituelle, morale et existentielle. Il est important de garder à l’esprit que les intelligences définies par Gardner ne sont pas des catégories fixées et mesurables, ce qui conduirait aux mêmes dérives que les tests de QI2 (B. Hourst 2006).

 

Toutes ces notions et interrogations doivent être mises en perspective avec la FOAD de l’e-génération. Ce nouveau concept n’en est qu’aux prémisses des découvertes scientifiques et nous devons savoir comment l’exploiter au mieux, pour le « bien apprendre » des futurs cybers étudiants.

 

 

Jean FRAYSSINHES


 

1 « Les formes de l’intelligence » 1997

2 «  A l’école des intelligences multiples » p 35

NEUROSCIENCES ET FOAD - Posté à 11:48 le 24/8/2008 par Frayssinhes sur Sciences

NEUROSCIENCES ET FOAD

 

L’espérance de vie humaine s’approche de quatre vingt ans en divers points du globe et les sociétés concernées doivent faire face à de plus en plus de maladies neurodégénératives (ex : Alzheimer). Les neurosciences connaissent un très fort développement depuis une bonne dizaine d’années. Grâce aux progrès de l’imagerie cérébrale, on connaît de mieux en mieux le fonctionnement du cerveau et on est capable de visualiser numériquement les zones du cerveau qui sont sollicités selon l’activité cognitive du sujet. En quoi l’apport des neurosciences éclairent-elles la compréhension que nous avons de notre cerveau ? Quelles influences ont-elles sur l’acquisition de nos connaissances ? Peuvent-elles aider les apprenants à mieux réussir leurs études ? Peuvent-elles répondre aux besoins des formateurs et enseignants en améliorant leurs processus d’enseignement ? En quoi les neurosciences peuvent-elles nous aider à développer le concept de FOAD pour le rendre plus efficace ? Autant de questions qui méritent d’être étudiées.

 

LES NEUROSCIENCES

 

Qu’appelle-t-on neurosciences ? Historiquement, les neurosciences ont d'abord émergé comme une branche de la biologie et de la médecine. Le terme apparaît au MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 1962, lorsque Francis O. Schmitt crée le Neurosciences Research Program. Aujourd’hui, elles regroupent toutes les sciences qui s’intéressent au cerveau et l’évolution des connaissances scientifiques dans les domaines de la chimie, la biologie, la psychologie, l'informatique, les mathématiques et la physique ont par la suite amplement contribué aux progrès de cette discipline encore jeune et balbutiante. « Nos connaissances des mécanismes cérébraux sont encore très parcellaires. L’homme domine le monde et ne sait pas comment fonctionne son cerveau. Quel paradoxe ! »1

 

Pendant longtemps, l’étude du cerveau se subdivisait en disciplines telles : la neurochimie, la neuropharmacologie, la neuropsychologie, la neuroanatomie, la neuroendocrinologie etc. qui se différenciaient par les techniques et méthodes utilisées. Ces distinctions ont disparues avec le terme générique : neurosciences. Nous ne passerons pas en revue toutes les disciplines qui ont neuro comme préfixe, nous ne citerons2 que celles qui nous paraissent avoir un lien direct avec un objet de recherche dans le monde de l’éducation:

 

*      les neurosciences cognitives qui cherchent à établir les liens entre le système nerveux et la cognition,

*      les neurosciences computationnelles qui cherchent à modéliser le fonctionnement du système nerveux au moyen de simulations informatiques,

*      la neuropédagogie3 qui  s’intéresse à la construction de l’intelligence dans le cerveau et les effets des apprentissages scolaires tels la lecture, le calcul, etc.

 

Comprendre comment le cerveau apprend et mûrit peut nous informer des approches d’enseignement/apprentissage plus adaptées aux différents groupes d’apprenants rencontrés. L’apprentissage dans un concept de FOAD est encore trop souvent confronté à l’échec, peut être par manque d’une modélisation efficace. La forme pédagogique que l’on y développe progresse d’année en année mais nous ne sommes pas encore parvenu à une stabilisation efficace pour tous les apprenants. Nous avons donc besoin d’étudier les procédures, pratiques et stratégies d’apprentissage dans un concept de FOAD, et l’étude du cerveau peut nous y aider  afin de forger les théorisations de demain.

 

1source : Jean Rossier, Dr laboratoire de Neurologie UMR CNRS-ESPCI : Conférence « Grand Témoin » Les neurosciences, science du 21ème siècle. (Colloque académie des sciences du 23 Octobre 2007)

2 source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Neurosciences  (consulté le 6 Août 2008)

3 source : http://www.aae.ens-cachan.fr/colloques/annonceHOUDEcollque15nov.pdf .

D’après Pr Olivier Houdé de L’Université de Paris V (Sorbonne), « En apportant des indications sur les capacités et les contraintes du“cerveau qui apprend”, les neurosciences peuvent aider à expliquer pourquoi certaines situations d’apprentissage sont efficaces » (Membre du Groupe d’Imagerie Neurofonctionnelle, UMR 6194, du CNRS et du CEA).

 

20 Août 2008

 

jean.frayssinhes@yahoo.fr

 


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